Passez le 25 novembre avec nous !

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, SOlidarité femmeS Loire-Atlantique sera présente sur tout le département pour échanger, sensibiliser et agir.

Tout au long du mois de novembre, retrouvez-nous lors de plusieurs rendez-vous :

Samedi 8 novembre – 20h – Bouguenais
· Centre Marcet
· Théâtre-débat « Si j’étais une femme » par la compagnie Acaly en co-animation avec la compagnie et le CIDFF
· Gratuit · Tout public (à partir de 13 ans)
· Lien d’inscription : www.bouguenais.fr/fr/actualites/societe-des-rendez-vous-pour-sensibiliser-aux-violences-sexistes-et-sexuelles

Mercredi 12 novembre – 20h30 – Nantes
· Cinéma Le Concorde
· Ciné-débat suivi d’un échange avec Sandrine Mansour du Planning, Willy Gibert du CIDFF44, Catherine Vignaud de SOlidarité femmeS Loire-Atlantique et du collectif Enfantiste 44.
· 7,70 € · Tout public
· Lien d’inscription : https://bit.ly/47GriTR

Mercredi 12 novembre – 12h à 20h – Saint-Nazaire
· Alvéole 12 – 6 boulevard de la Légion d’Honneur
· Forum « Violences faites aux enfants, agissons ! »
· Gratuit · Professionnel·les de la santé
· Plus d’informations : https://bit.ly/4omWQoY

Jeudi 13 novembre – 20h – Saint-Nazaire
· Conservatoire Boris-Vian, 3, rue Pierre-de-Bayard
· Spectacle de Typhaine D Contes à rebours
· Gratuit · A partir de 13 ans
· Lien d’inscription : www.saintnazaire.fr/agenda/contes-a-rebours/

Mardi 18 novembre – 13h30 – Nantes
· Audencia
· Présentation des résultats de l’étude de Marine Darnault et Nils Poussielgues menée sur la santé des Femmes au Travail
· Gratuit · Tout public
· Lien d’inscription : www.helloasso.com/associations/laboratoire-de-l-egalite/evenements/atelier-sante-des-femmes-au-travail-nantes

Jeudi 20 novembre – 18h – Nantes
· Soirée Loire-Atlantique solidarité sans frontière
· Sur invitation
· Plus d’informations : www.loire-atlantique.fr

Jeudi 20 novembre – 20h – Pornic
· Théâtre forum
· Présentation de l’association suite à la représentation théâtrale « Ensemble tout est possible » par Live Comedy
· Gratuit · A partir de 14 ans
· Lien d’inscription : www.billetweb.fr/theatre-forum-ensemble-tout-est-possible

Vendredi 21 novembre – 9h à 17h – Nantes
· Faculté de médecine, Amphithéâtre Kernéis (1 rue Bias)
· Journée départementale « Penser les violences sexuelles : une responsabilité sociétale et judiciaire »
· Sur invitation

Mardi 25 novembre – 9h à 12h30 – Nantes
· École nationale supérieure maritime
· Stand associatif – Service Social Maritime pour informer les jeunes marins sur les violences sexistes et sexuelles.
· Gratuit · Etudiant·es et professionnel·les

Mardi 25 novembre – 10h10 – Nantes
· Ici Loire Océan
· Interview de Catherine Vignaud par Cathy Kerzerho pour l’émission Les spécialistes, Le rendez-vous des spécialistes qui répondent à vos questions.
·A (ré)écouter en ligne : www.francebleu.fr/emissions/bienvenue-chez-vous-les-specialistes-par-france-bleu-loire-ocean/loire-ocean

Mardi 25 novembre – 17h à 19h – Nantes
· Préfecture de la Loire-Atlantique
· Présentation d’une étude régionale réalisée par l’INSEE, d’une carte interactive régionale des lieux d’accueil et d’accompagnement spécialisés à destination des femmes victimes de violences, et prestation scénique réalisée par les femmes accompagnées par SOlidarité femmeS Loire-Atlantique
· Sur invitation

Mardi 25 novembre – 20h – Fay-de-Bretagne
· Salle Denise Grey
· Bord de scène lors du théâtre forum « KRAFALT » par la compagnie Adzel (danse, musique et théâtre autour des violences)
· Gratuit · À partir de 10 ans
· Lien d’inscription : billetterie.hors-saison.fr/agenda/333-KRAFALT

Mardi 25 novembre – 20h30 – Nantes
· Belle de jour
· Présentation de l’association lors d’une soirée d’artistes (conteuse, chanteuse, slameuses, improvisatrices et humoriste) et dons reversés à SFLA
· Prix au chapeau · Tout public
· Plus d’informations : www.belledejour.org/agenda-culturel

Mercredi 26 novembre – 13h30 à 18h – Saint-Nazaire
· 6ᵉ colloque contre les violences intrafamiliales
· Participation à une table ronde sur le thème de la santé des femmes, animée par Clémence Leveau
· Gratuit · A destination des professionnel·les de santé, du social, de l’éducation et de la justice
· Plus d’informations : www.saintnazaire.fr/agenda/contes-a-rebours/

Mercredi 26 novembre – 20h30 – Heric
· Gen’éric
· Ciné-rencontre suite au film « Muganga » en présence d’Hervé Gransart, Président de SFLA
· Gratuit · Tout public
· Plus d’informations : www.cinema-generic.info/animations/prochainement.html#/

Jeudi 27 novembre – 18h – Guérande
· Centre Culturel Athanor
· Présentation de l’association suite à la représentation théâtrale « Ensemble tout est possible » par Live Comedy
· Gratuit · À partir de 14 ans
· Lien d’inscription : https://bit.ly/4nQxZcj

Vendredi 28 novembre – 20h30 – La Haye-Fouassière
· Salle Sévria
· Présentation de l’association suite à la représentation théâtrale « Ensemble tout est possible » par Live Comedy
· Gratuit · A partir de 14 ans
· Plus d’information : www.la-haye-fouassiere.fr/fr/ev/169561/1760423/theatre-forum-ensemble-tout-est-possible

Mercredi 3 décembre – 20h30 – Nozay
· Cinéma Le Nozek
· Ciné-débat suivi d’un échange avec SOlidarité femmeS Loire-Atlantique et Voice44.
· 5,50 € · Tout public
· Plus d’informations : www.lenozek.nozay44.com/

Le 24

Comme vous l’avez peut-être lu dans notre rapport d’activité, l’année 2025 est marquée par un projet phare pour SOlidarité femmeS Loire-Atlantique : l’ouverture d’un lieu d’accueil, d’écoute et d’orientation pour les femmes et les enfants victimes à Saint-Nazaire, dont la Ville nous a confié la gestion.

Le24, un nouveau lieu au cœur de Saint-Nazaire

Depuis début septembre, un nouvel espace au cœur de Saint-Nazaire accueille les femmes et leur(s) enfant(s) victimes de violences : Le24, situé au 24 rue d’Anjou 44600 Saint-Nazaire.

Pensé comme un espace au service des femmes victimes, Le24 a été conçu avec, notamment, la participation de femmes concernées. Marie, ancienne victime, témoigne au micro d’HitWest : « Avant, il fallait aller de bureau en bureau, répéter son histoire. Ici, tout est centralisé. […] Et il y a aussi un espace pour les enfants : c’est essentiel quand on est une maman démunie et que l’on fuit le pire. »

Inauguration de ce lieu au 24 rue d’Anjou

Le bâtiment qui abrite ce lieu porte également un autre nom : Espace Christiane-Cabalé Hingouet, en femmage à cette célèbre Nazairienne déportée pendant la Seconde guerre mondiale.

Le jour de l’inauguration, Hervé Gransart a rappelé :

Christiane Cabalé, résistante nazairienne, est connue pour son indéfectible combat pour la liberté, l’égalité et contre toute forme de haine et de discrimination. Ce lieu d’écoute, d’accueil, et d’orientation – Le 24, porte glorieusement son nom. Il est l’essence même de notre engagement chez SOlidarité femmeS Loire-Atlantique. Notre mission et notre savoir-faire depuis plus de 45 ans.

Ce lieu matérialise tout ce en quoi consiste notre lutte : les violences conjugales et intrafamiliales, l’homophobie, la transphobie, la traite des êtres humains, la prostitution, le mariage forcé, les violences sexistes et sexuelles, une liste – hélas – non exhaustive. Ces combats incarnent tout ce en quoi nous croyons, ils sont le cœur de notre esprit.

Le 24 est le prolongement de notre travail entrepris à Nantes, notre expertise au service de toutes les femmes et leurs enfants victimes d’agresseurs qui pensent le patriarcat comme la norme. Je n’ai nulle fausse modestie à prétendre qu’en Loire-Atlantique, nous n’avons pas d’équivalent dans le domaine de la lutte contre les violences faites aux femmes et leurs enfants.

Le 24 est le prolongement du sens et de l’éthique qui nous anime pour nous battre, tous les jours pour que cesse cette ignominie. Le 24 est un moyen supplémentaire que nous offre la ville de Saint-Nazaire et toute l’équipe municipale de poursuivre notre tâche.

Parce que, comme Christiane Cabalé, nous croyons à la liberté et à l’égalité des droits femmes-hommes.

Hervé Gransart, président de SOlidarité femmeS Loire-Atlantique

D’autres prises de parole ont témoigné de l’importance de ce lieu ; celle de la ville de Saint-Nazaire, celle de la CAF, celle du département de Loire-Atlantique et celle de la Sous-Préfecture. Pour terminer sur le propos d’une femme victime ayant participé à la conception du projet.

Aux portes-ouvertes : 290 fois merci !

Les 2 et 3 octobre, Le24 a ouvert grand ses portes pour accueillir partenaires, acteurs et actrices du territoire, représentant·es des EDS, travailleur·euses sociales… pour découvrir ce lieu dédié aux femmes victimes de violences et de leurs enfants. 

Vous avez été 290 à venir partager ces deux journées de rencontres, d’échanges et de découvertes !

Cap vers le déploiement du « Le24 »

D’ores et déjà, la ligne d’écoute dédiée aux femmes victimes et à leur entourage est ouverte tous les jours, sauf le jeudi, de 9h30 à 17h30 au 02 21 82 00 24. L’accueil de jour est possible aux mêmes jours et horaires, pour des entretiens avec l’équipe sociale avec ou sans rendez-vous.

Nous disposons d’un espace pour l’accompagnement des enfants des mères victimes : salle dédiées et bureau d’entretien.

Les actions partenariales se mettent progressivement en place. Des permanences tenues par la CAF et par EVA se tiennent depuis mi-septembre 2025. Les données d’activité consolidées seront disponibles en fin d’année.

Ce texte est issu de notre dernière lettre lettre d’information « entre elleS et nOuS » à retrouver en cliquant ici. Si le contenu de nos newsletter vous plait, vous pouvez partager cette newsletter et vous y abonner : bit.ly/4ffVpno

SOlidarité femmeS Loire-Atlantique recrute !

Mise à jour le 13 novembre 2025

Depuis 44 ans, l’association SOlidarité femmeS Loire-Atlantique accueille, écoute, accompagne, oriente et héberge les femmes victimes de violences conjugales et/ou familiales, ainsi que leurs enfants le cas échéant.

Nous vous invitons à consulter régulièrement cette page pour être informé·e des prochaines opportunités professionnelles au sein de SOlidarité femmeS Loire-Atlantique, car les offres ci-dessous publiées cette année sont désormais clôturées :

  • Assistant·e de direction – Saint-Nazaire (44 600)
  • Animateur·ice Jeunesse – Nantes (44 000)
  • Travailleur·euse social·e – Saint-Nazaire (44 600)
  • Animateur·ice Jeunesse – Saint-Nazaire (44 600)

OFFRE À POURVOIR

Nantes (44 000)
L’association recrute une travailleur·euse social·e – CDD 6 mois (35h/semaine). Entre autres, le ou la travailleur·euse social·e accueille, informe et accompagne les femmes victimes de violences conjugales et/ou familiales et leur(s) enfant(s). [Examen des candidatures en cours] Plus d’informations sur l’offre en cliquant ici.

Envoyer votre CV et lettre de motivation à Catherine Vignaud, directrice de l’association, à contact@solidaritefemmes-la.fr

Nantes (44 000)
L’association recrute une maître·sse de maison – CDI (35h/semaine). Entre autres, le ou la maître·sse de maison est garant·e des conditions d’accueil, d’hygiène et de sécurité des femmes et des enfants hébergées au sein du Centre d’hébergement et de réinsertion sociale et du siège de l’association. [En cours de recrutement] Plus d’informations sur l’offre en cliquant ici.

Envoyer votre CV et lettre de motivation à Marilyne Pinto, responsable administrative et financière, à contact@solidaritefemmes-la.fr

Rapport d’activité 2024

Retrouvez sur cette page le rapport des activités et actions menées par SOlidarité femmeS Loire-Atlantique en 2024. Nous vous souhaitons une bonne lecture !

Télécharger le rapport d’activité en version .pdf, en cliquant ici !

Et en 2025…?

L’année 2025 sera marqué par un projet phare, l’ouverture d’un lieu d’accueil et d’orientation pour les femmes et les enfants victimes à Saint Nazaire, dont la ville nous a confié la gestion. L’installation d’une nouvelle équipe pour mener à bien ce nouveau projet est prévue sur le 1er semestre 2025, tandis que le second sera consacré à sa mise en œuvre.

Comme pour toute organisation qui se développe, la consolidation de l’activité existante est une préoccupation essentielle. Maintenir notre activité sur le bassin de Nantes pour continuer à apporter des réponses aux femmes victimes de violences conjugales et à leurs enfants sera un objectif présent dans notre direction d’organisation. Certains de nos dispositifs sont structurellement sous-dotés ; c’est le cas du Pôle Enfance et Parentalité. Malgré l’enjeu majeur lié à l’accompagnement des enfants victimes, peu de ressources sont disponibles et encore moins sont pérennes.

Durant cette année, et en écho aux orientations stratégiques déterminées, nous travaillerons à l’actualisation de nos référentiels d’accompagnement. Un travail indispensable à mener dans la perspective de l’actualisation de notre projet d’établissement à compter de 2026.

2025 porte des sujets importants pour le dispositif d’hébergement du CHRS : la signature du CPOM au 1er semestre, la détermination de nos ressources issues de la réforme de la tarification. Deux nouveaux cadres d’intervention qui vont avoir une incidence forte sur les moyens dont nous allons disposer pour accompagner les femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants hébergés.

Encore une année d’engagement auprès des femmes victimes de violences conjugales et de leurs enfants, au niveau de l’équipe mais aussi de la gouvernance !

Une journée engagé avec SOlidarité femmeS Loire-Atlantique !

À l’occasion de la Journée du 8 mars qui consacre les Droits des femmes, SOlidarité femmeS Loire-Atlantique donne la parole à Patricia Lemarchand et Catherine Vidal lors d’une conférence engagée, puis à Typhaine D pour son spectacle Contes à rebours.

14H – 18H :
BILLETTERIE POUR LA CONFERENCE ENGAGÉE

L’intervention de Patricia Lemarchand
Les différences hommes/femmes en santé : un enjeu important, plus complexe qu’il n’y paraît

Patricia Lemarchand s’intéresse aux différences entre les hommes et les femmes en biologie et en santé. Elle cherche à comprendre leurs causes, notamment le rôle du sexe biologique. Elle montrera les enjeux liés à la difficulté de définir ce sexe biologique, qui relève d’avantage d’une catégorisation et d’un statut social que d’un fait biologique.

On a souvent tendance à considérer le sexe biologique comme une réalité fixe et binaire. Cette vision suppose que les différences entre hommes et femmes sont inscrites dans la nature et immuables. Pourtant, cette vision oublie que de nombreux facteurs sociaux et environnementaux influencent aussi le corps humain. En réalité, nos parcours de vie, nos expériences et notre environnement modifient notre biologie. Les hommes et les femmes ne vivent pas les mêmes situations. Selon qu’ils sont hommes ou femmes, ils et elles sont exposé·es à des réalités physiques, sociales, économiques et émotionnelles différentes. Cela influence leur façon de réagir au stress et leurs comportements. Ces différences ont des conséquences biologiques et montrent que la société façonne aussi notre santé. Les sciences sociales et les études de genre remettent en question cette vision figée du biologique depuis longtemps. Pourtant, en biologie et en médecine, ces idées peinent encore à être prises en compte. Ce manque de dialogue limite la recherche et peut empêcher une compréhension plus globale des différences entre hommes et femmes.

Patricia Lemarchand est médecin (pneumologue) au CHU de Nantes et professeure de biologie cellulaire à Nantes Université. Elle a récemment codirigé l’ouvrage multidisciplinaire « Qu’est-ce qu’une femme ? » (Editions Matériologiques), où elle s’intéresse notamment à la bicatégorisation hommes/femmes dans la recherche biomédicale.

L’intervention de Catherine Vidal
Cerveau, sexe et préjugés

Comment se fabriquent les filles et les garçons ? Comment se forgent nos identités de femmes et d’hommes ? La découverte de la « plasticité cérébrale » apporte un éclairage fondamental sur les mécanismes neurobiologiques de construction de nos identités de genre, en interaction avec l’environnement social et culturel. Rien n’est à jamais figé ni programmé dans le cerveau depuis la naissance. C’est une véritable révolution pour la compréhension de l’humain. Néanmoins, les préjugés qui font croire à un déterminisme biologique inné des différences d’aptitudes et de comportements entre les sexes sont encore vivaces. Une réflexion éthique s’impose : le risque est toujours bien présent de justifier l’ordre social par un ordre biologique, ouvrant la porte au sexisme, au racisme et à l’intolérance.

Catherine Vidal est neurobiologiste, directrice de recherche honoraire à l’Institut Pasteur de Paris, co-fondatrice du réseau international de recherches sur le cerveau et le genre « NeuroGenderings ». Elle siège au Comité d’Éthique de l’Inserm où elle co-dirige le groupe de travail « Genre et Recherches en Santé ». Elle est membre du Haut Conseil à l’Egalité et des associations « ONU Femmes France » et « Femmes et Sciences » et co-éditrice de la collection « Egale à Egal » chez Belin. Elle est Officière de la Légion d’Honneur.

Sélection de publications

– « Nos cerveaux, tous pareils, tous différents ! « , Belin 2015

– « Cerveau, sexe et pouvoir » (avec D. Browaeys), nouvelle édition Belin, 2015

-« Prendre en compte le sexe et le genre pour mieux soigner : un enjeu de santé publique » (www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_sexe_genre_soigner-v9.pdf, 2020)

– « Femmes et santé : encore une affaire d’hommes?  » (avec M. Salle), Belin 2017

– « Nos cerveaux resteront-ils humains ? » ed.  Le Pommier, 2019

19H30 – 21H
BILLETTERIE POUR LE STAND-UP ENGAGÉ

Le spectacle de Typhaine D
Contes à rebours

« Elle était une fois » une réécriture anti-sexiste des contes de fées. Les personnages connues de notre enfance (Blanche Neige, Cendrillon, la « Grande Chaperonne Rouge », Shéhérazade, etc.) viennent se raconter elles-même et à la Féminine Universelle, une langue ou le masculin ne l’emporte plus ! Ces Héroïnes, enfin valorisantes et valorisées, ressemblent alors aux femmes d’aujourd’hui, proposent des pistes d’émancipation et de soin, d’estime de soi et de sororité, des outils de compréhension des mécanismes de violences et d’oppression, tout en amenant chacune et chacun à s’engager pour plus de justice et d’égalité.

Typhaine D est autrice, comédienne, metteuse en scène, chroniqueuse média, formatrice, conférencière engagée pour les Droits des Femmes, des Enfants, l’animalisme et l’écologie. Elle est l’inventrice d’une langue à la Féminine Universelle et la créatrice des spectacles engagés à Paris et en tournée en France et ailleurs : « Contes à Rebours », « La Pérille Mortelle », « Devenir Vegane par Amoure » qu’elle a écrit, et « Opinion d’une femme sur les femmes » de Fanny Raoul.

–  Contes à Rebours, sa réécriture anti-sexiste des contes qui est aussi paru en livre en 2016, mise en avant sur le site d’éducation féministe matilda.éducation qui fonctionne avec l’Éducation Nationale et deux teasers ici et ici par Julie Rodrigue.
– La Pérille Mortelle, sa One Féminist Show sur l’actualité, les médias et la question d’une langue féministe qu’elle a inventée « La Féminine Universelle », et que l’on peut retrouver dans le dernier livre auquel elle a participé : « Les Utopiennes, bienvenue en 2044 » aux éditions la Mer Salée.
– et Opinion d’une Femme sur les Femmes, une manifeste féministe de la penseuse de notre matrimoine Fanny Raoul qu’elle met en scène et en voix.

Ses spectacles tournent pour certains depuis 10 ans, un peu partout en France et dans les pays francophones, comme le Québec. Ils sont soutenus par la Mairie de Paris ainsi que par des médias et associations engagées ; et ont été joués entre autres à l’Assemblée Nationale, au Sénat, ou pour le Haut Conseil à l’Égalité.

Lettre ouverte à une présidente de Région

Quelle guêpe a bien pu vous piquer, Madame la Présidente de la Région Pays de la Loire ? Quelle drôle d’idée, Madame la présidente, de sabrer les subventions des associations de l’Économie sociale et solidaire (ESS) ainsi que celles de la culture et du sport. Parce que dans les ESS, il y a un terme qui devrait pourtant vous plaire.

Couper ces subventions c’est un acte antiféministe.

Vous qui prônez la « bienveillance », qui vantez votre opération paillettes, le trophée J.

Quelle idée saugrenue vraiment.

Vous clamez la nécessité à faire des économies. Fort bien, donnez-nous votre budget, vous verrez que nous en trouverons des économies. Autres que celles que vous faites à coup de serpe, que dis-je à coup de karcher.

Supprimer à nombre d’associations d’utilité publique (estampillée officiellement ou non), qui accompagnent les femmes victimes de violences et leurs enfants, c’est aller contre le féminisme.

Pour notre seule association, SFLA, vous supprimez 250 heures d’écoute, d’accueil et d’accompagnement. C’est encore plus drastique pour le Planning familial et le CIDFF.

Par votre action, vous renforcez le patriarcat et ses agresseurs qui s’affranchissent déjà de toutes préséances.

Vous ajoutez du malheur au malheur.

C’est une idéologie en définitive. Une opposition de vision d’une société que vous regardez à l’aune de vos propres intérêts avant ceux du monde, du pays et des proches. Une façon différente de voir le monde.

Une autre façon d’appliquer la démocratie, puisque vous et vos équipes faites feu de tout bois à nous expliquer votre décision ferme et définitive ; vous exonérant de concertation et d’échange. Faisant fi du vote en assemblée du Conseil Régional, pourtant nécessaire le 19 décembre. Est-ce donc là votre conception du demos ?

Un monde nous sépare.

Serez-vous en capacité à gérer la misère quand, les associations exsangues et sans ressources ne seront plus en mesure d’endiguer la misère qu’elles contiennent tant bien que mal.

Un monde nous sépare décidément. Le vôtre n’est ni bienveillant ni féministe, Madame la Présidente.

Liberté – Égalité – Adelphité

Hervé Gransart
Président
Association SOlidarité femmeS Loire-Atlantique

Nous nous indignons !

La lutte contre les violences sexistes et sexuelles, pour l’égalité entre les femmes et les hommes, pour les droits des femmes et contre toutes les formes de discriminations est une priorité.

Nous, représentant·es des associations le Centre d’information sur le droit des femmes et des familles 44, le Planning Familial 44 et SOlidarité femmeS Loire-Atlantique, nous indignons contre l’annonce de la suppression brutale des subventions du Conseil Régional des Pays de la Loire, dans le champ de l’égalité.

Le 22 novembre dernier, nous apprenions la suppression des subventions versées par le Conseil Régional des Pays de la Loire à la Fédération Régionale du CIDFF, celle du Planning Familial, et à l’Union Régionale Solidarité Femmes. Ces subventions permettent de mener des actions de prévention, de sensibilisation et d’écoute dans nos différents départements.

En Loire-Atlantique, la suppression de ces financements représente l’annulation pure et simple d’actions concrètes :

  • 33 séances d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle menées par le Planning Familial 44 ainsi que et le financement d’outils pédagogiques ;
  • 250 h d’écoute pour les femmes victimes de violences assurées par SOlidarité femmeS Loire-Atlantique ;
  • 225 permanences d’informations et de prévention en matière de droits des femmes assurées dans quinze communes par le CIDFF 44 ;
  • 15 sessions menées dans le cadre de notre programme commun 3 Réseaux, sous la forme d’actions de prévention auprès des lycéen·nes autour du droit des femmes et de la prévention contre les violences sexistes et sexuelles.

Ces actions nécessitent aussi de la coordination, du fonctionnement (locaux, déplacements, etc).

Supprimer ces fonds, c’est supprimer des actions, mais aussi des emplois. Couper ces budgets, c’est surtout empêcher l’accompagnement de femmes, de personnes victimes ; ce sont des lycéen·nes qui ne bénéficieront plus de séances de prévention, pourtant prévues dans la loi.

Au moment où Gisèle Pélicot demande à faire lever le huis clos du procès de ses agresseurs présumés et se met en lumière pour défendre toutes les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles, la présidente de la Région Pays de la Loire décide de présenter un budget honteux, soutenu par les élu·es
de sa majorité.

Les actions que nous menons contribuent à réduire les discriminations. Prévenir c’est réduire à long
terme les violences sexistes et sexuelles, c’est ne plus se complaire dans la culture du viol, c’est
construire une société plus égalitaire.

Si le Conseil Régional maintient sa décision au vote du budget du 19 décembre prochain, ce sera un signal alarmant adressé à toutes les personnes qui subissent des violences sexistes, sexuelles et autres discriminations liées au genre et à l’orientation sexuelle sur notre territoire.

Nous, CIDFF 44, Planning Familial 44 et SOlidarité femmeS Loire-Atlantique, ne pouvons accepter que de telles décisions politiques soient prises et que nous soyons mis·es devant le fait accompli !

Nous dénonçons les faux arguments avancés par la majorité du Conseil Régional pour justifier sa décision et selon lesquels nos actions ne seraient pas de leurs compétences. Les lycées sont de la compétence de la Région, les habitant·es aussi !

Nous dénonçons l’hypocrisie de la Région qui publiait, il y a deux ans, une « stratégie régionale pour l’égalité, le civisme et l’engagement 2022-2027 » prévoyant notamment un fonds dédié au « soutien aux têtes de réseaux », à la « lutte contre l’isolement et les violences faites aux femmes » et à la « lutte contre les violences faites aux enfants ».

Nous rappelons notre solidarité avec les secteurs de la culture, du sport, de la vie associative, également touchés par ces décisions.

Nous demandons au Conseil Régional de revenir sur ses décisions, et appelons à nous mobiliser pour faire part de notre indignation.

Rapport d’activité 2023

Retrouvez sur cette page le rapport des activités et actions menées par SOlidarité femmeS Loire-Atlantique en 2023. Nous vous souhaitons une bonne lecture !

Télécharger le rapport d’activité en version .pdf, en cliquant ici !

Et en 2024…?

De nombreux projets attendent SOlidarité femmeS Loire-Atlantique, l’année prochaine ; de nouvelles missions et/ou actions à poursuivre. Sous l’impulsion du Conseil d’administration, nous aurons à travailler les orientations stratégiques dans leur dimension opérationnelle, et envisager les ajustements organisationnels à opérer.

Durant cette année 2024, nous allons exercer notre activité quotidienne dans un nouvel environnement informatique. L’objectif est de permettre à chaque salariée une autonomie dans son organisation de travail. Avec l’ouverture de nouvelles places d’hébergement, travailler le parcours des femmes, hors dispositif d’hébergement avec secret d’adresse, et adapter notre accompagnement, en conséquence.

Pour terminer, l’année 2024 s’annonce riche et, encore une fois, soutenue en matière d’accompagnement des femmes victimes conjugales et/ou familiales, avec leurs enfants, le cas échéant. Nous sommes déterminées, ensemble, avec les administratrices et administrateurs du Conseil d’administration, l’équipe salariée et les bénévoles, à lutter contre les violences sexistes.

Zoom sur l’écoute chez SOlidarité femmeS Loire-Atlantique

1806 : C’est le nombre d’appels enregistré en 2023 sur notre ligne d’écoute le 02 40 12 12 40 ; un chiffre en hausse de 5% par rapport à 2022.

Comment fonctionne notre ligne d’écoute ?

Notre ligne d’écoute est ouverte tous les lundis, mercredis, jeudis et vendredis de 9h30 à 17h30. Sur ces plages horaires, un binôme d’écoutantes salariées de SFLA conseille, soutient, accompagne les femmes victimes de violences conjugales/de couple/intra-familiales.

A retenir, lorsqu’une résidente de Loire-atlantique appelle le 3919 – service d’écoute géré par la Fédération nationale Solidarité Femmes – durant nos plages d’ouverture, le 3919 lui conseille de nous appeler.

Quelles sont les particularités de notre ligne d’écoute ?

Les écoutantes de SFLA sont toutes formées aux violences conjugales. Une écoute peut durer 15 minutes comme plus d’1 heure ; elle peut être unique ou se renouveler. Nous nous adaptons à la demande de la femme et à son rythme d’avancée.

L’appel peut rester anonyme ; aucune obligation n’est faite de donner ses coordonnées non plus.

Quelles paroles sont recueillies par les écoutantes ?

Toutes les paroles sont accueillies par les écoutantes. Toutes les paroles mais aussi les silences, les mots de colère, les pleurs … tout ce que la femme souhaite exprimer par rapport à la situation qu’elle vit ou subit.

Certaines femmes expriment leur inquiétude, leurs interrogations :

Suis-je dans une relation d’emprise ? Pourquoi cela m’arrive ? Comment faire pour mettre fin à cette relation qui ne me convient pas ? … 

Au fil de l’écoute, nous apportons les éclairages pour aider la femmes à comprendre et faire les choix les plus appropriés pour elle.

D’autres sont plutôt en colère et trouvent l’espace, à travers l’écoute téléphonique, pour dire combien elles souffrent ou ont souffert dans une relation de couple avec violences.

Ces femmes ont en commun d’être ou d’avoir été victime d’un partenaire intime cherchant à les dominer et exerçant quotidiennement sur elles des violences : les insultes, les injures, les rapports sexuels non consentis, les privations sociales, la mise sous surveillance, la restriction ou l’absence de moyens financiers, les coups, les crachats, les dénigrements…

Quelle perspective pour ce service d’écoute local ?

En se penchant sur les chiffres de l’année 2023, nous constatons en effet que toutes nos activés enregistrent des hausses : plus de femmes hébergées, plus de femmes accueillies, plus d’écoutes, plus d’accompagnement ! Nous souhaitons donc maintenir ce service selon son fonctionnement actuel.

Le 02 40 12 12 40 permet un lien direct avec les femmes victimes de violences conjugales auprès desquelles nous devons agir !

Ce texte est issue de la newsletter entre elleS et nOuS de mars 2024. Pour la consulter dans son intégralité, cliquez ici, et pour vous abonner à la lettre d’infos trimestrielle de SOlidarité femmeS Loire-Atlantique, cliquez là !

Zoom sur l’activité CHRS de SOlidarité femmeS Loire-Atlantique

52 : C’est le nombre de places d’hébergement dans le Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) de SOlidarité femmeS Loire-Atlantique, pour les femmes et les enfants que nous accompagnons.

Qu’est-ce qu’une place d’hébergement à SFLA ?

Une place d’hébergement, c’est une solution temporaire de logement pour les femmes victimes de violences conjugales, et pour leurs enfants, le cas échéant. Cette solution temporaire de logement est systématiquement corrélée à un accompagnement. Elle émarge à la politique publique du logement adapté financée par l’État.

Quelles sont les caractéristiques des places d’hébergement gérées par SFLA ?

Les 52 places d’hébergement actuelles se répartissent sur 10 appartements, tous situés dans l’agglomération nantaise. Elles sont destinées à la mise en sécurité des femmes (et leurs enfants) dans une situation d’urgence ou non. Les appartements sont sous secret d’adresse pour garantir la mise en sécurité.

Quel est l’accompagnement réalisé par SFLA ?

L’accompagnement que nous réalisons est de deux registres: social global et spécifique en lien avec les violences. Le premier a pour objectif d’accompagner la femme dans les démarches à engager ou en cours  en matière de santé, juridique, administratif… Le second est conduit dans le même temps mais vise des objectifs différents : la conscientisation et la sortie des violences.L’accompagnement est réalisé avec la femme concernée et s’appuie sur le principe de l’empowerment. Il peut donner lieu à l’accompagnement de leurs enfants : une équipe dédiée met en œuvre des prestations adaptées aux besoins des enfants.

Quelles perspectives pour 2024 ?

En 2023, nous avons hébergé 144 personnes dont 71 femmes et leurs 73 enfants. En 2024, nous prévoyons d’ouvrir 14 places d’hébergement supplémentaires avec l’appui de l’État. Notre capacité d’hébergement sera donc portée à 66 !

Ce texte est issue de la newsletter entre elleS et nOuS de janvier 2024. Pour la consulter dans son intégralité, cliquez ici, et pour vous abonner à la lettre d’infos trimestrielle de SOlidarité femmeS Loire-Atlantique, cliquez là !